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Autopartage, le retour d’expérience du Calvados

Aujourd’hui, nous traitons un sujet particulièrement intéressant : les résultats de l’autopartage pour une collectivité ayant opté pour la solution d’autopartage proposée par OPENFLEET.

Il y a près d’un an, le Département du Calvados a décidé de se tourner vers cette solution pour équiper sa flotte de véhicules. Après une année d’utilisation, il est temps de faire le point sur les résultats et les enseignements tirés de cette expérience.

Nous avons eu l’opportunité d’interviewer Cédric Le Floch, Directeur des Achats Publics du Calvados, afin de recueillir son avis sur les avantages, les bénéfices et les défis du projet d’autopartage.

Nous vous invitons à découvrir l’interview ainsi que le témoignage des avantages de notre solution d’autopartage pour les gestionnaires de flotte automobile.

L’heure est au bilan et au retour d’expérience.

Notre entrevue avec Cédric Le Floch, Directeur des Achats Publics du Département du Calvados.

Pour quelles raisons aviez-vous fait initialement le choix de l’autopartage ?

CLF : le département du Calvados était déterminé à repenser les usages et la mobilité avec un objectif de décarbonisation de la flotte automobile. Nous avions aussi une contrainte logistique liée à l’absence d’accueils physiques dans certains de nos bâtiments et la volonté de positionner nos agents sur des tâches à plus haute valeur ajoutée. On avait donc la problématique de la gestion des clés physiques des véhicules. Nous avions initialement testé des solutions de type boîtes à clés, mais ça ne répondait que partiellement à notre besoin, car nous voulions gérer la mobilité partagée et avoir un pilotage plus fin de notre flotte.

Comment avez-vous trouvé OpenFleet et pourquoi l’avez-vous choisie ?

CLF : Nous étions en relation avec une société concurrente, mais la solution proposée ne nous convainquait pas. De plus, le coût d’entrée pour configurer l’outil et la plateforme avant même de pouvoir l’utiliser était bien trop élevé. Lorsque nous nous sommes rapprochés d’OpenFleet, nous avons été très séduits par l’agilité et la disponibilité de l’équipe, ainsi que par la possibilité de tester d’abord la solution sur une partie de nos véhicules. Ce test préliminaire nous a permis de constater la solidité de la solution ainsi que son impact positif sur nos opérations. Nous avons à ce point organisé un appel d’offre en rechallengeant tous les acteurs. Nous avons retenu la solution OpenFleet parce qu’elle a remis la meilleure offre.

Combien de voitures avez-vous mises en autopartage ?

CLF : À terme, nous aurons 160 véhicules pour 1100 agents sur 18 sites ; soit un ratio de presque 16 agents par véhicule.

Le passage à l’autopartage implique une véritable gestion du changement, comment l’avez-vous mise en place ?

CLF : Je pense que bien gérer la transition à l’autopartage est effectivement la clé du succès. Et ça a été clairement un point fort d’OpenFleet : il y a du matériel pédagogique, la solution est facile et intuitive, le service client et la hotline sont très réactifs et très accompagnants. Car, bien que ce soit simple, pendant les deux premiers mois, les agents ont eu besoin d’être accompagnés et suivis. Il ne faut surtout pas négliger cet accompagnement au départ car la réalité, c’est que même si vous avez des supports vidéo et écrit, les agents ne les regardent pas forcément. Fort de cette première expérience, on a décidé de faire des vagues d’accompagnement. Nous procédons par groupes de 20 agents, on leur explique la solution d’autopartage et on leur donne accès à la plateforme. La formation dure 1 heure, on les met concrètement devant un véhicule et on leur explique comment le réserver et l’ouvrir, on leur présente les dispositifs de sécurité et de protection des véhicules afin d’éviter qu’ils ne sollicitent trop le gestionnaire de flotte.

Avez-vous pu mesurer l’impact de la solution autopartage d’OpenFleet ?

CLF : Premièrement, nous avons une meilleure compréhension des usages. Ça nous permet d’être plus pertinents dans notre bilan de gestion de la flotte. Cela nous permet de réajuster le parc et le type de véhicule mis à disposition. Nous ne sommes pas encore rendus au stade de la réduction de la flotte. Ça sera à ce moment qu’on pourra constater l’amélioration directe sur le bilan financier. On a en revanche déjà mesuré un gain réel au niveau des agents qui géraient la flotte et les clés de voitures, de l’ordre de 4 temps plein. Il y a par ailleurs la question de conformité avec la nouvelle loi SPASER*1 qui concerne toutes les collectivités et qui comprend un axe autopartage et mobilité. C’est ce qui explique peut-être aussi l’engouement actuel des collectivités.

(1) Le SPASER – Schéma de Promotion des Achats Publics Socialement et Écologiquement Responsables – est obligatoire pour les collectivités territoriales réalisant plus de 100 millions d’euros d’achats par an. Cette obligation, définie à l’article L.2111-3 du Code de la Commande Publique, a été élargie par la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, qui vise à renforcer la transparence des SPASER et à en préciser leur contenu. Les SPASER permettent de rendre publics l’engagement et les orientations des collectivités en matière d’achats responsables.

Avez-vous pu mesurer le niveau de satisfaction des utilisateurs ?

CLF : Après chaque utilisation, on demande à nos utilisateurs une note de satisfaction 1 à 5. Aujourd’hui la moyenne est supérieure à 4. Nous sommes donc sur un niveau très haut de satisfaction. Concernant les gestionnaires de flotte, après quelques difficultés initiales dues non pas à la solution, mais à notre propre infrastructure de parkings, ils sont maintenant très satisfaits de la richesse de la solution et de savoir à tout moment qui a utilisé le véhicule, combien de temps, etc. et ça simplifie vraiment la gestion des contraventions.

Envisagez-vous des usages privés pour vos collaborateurs ?

CLF : On s’est posé la question mais le sujet est prématuré car ça impliquerait une certaine gestion au niveau de la comptabilité et la finance qui n’ont pas forcément le temps nécessaire pour cela aujourd’hui. Et il y aussi un aspect plus culturel : certains services sont souples sur l’utilisation des véhicules pour des usages privés et il faut maintenir un certain équilibre entre cette souplesse et une réglementation. La Loi d’Orientation sur les Mobilités impose la conversion progressive des flottes vers des véhicules électriques. La contrainte de charge va complexifier la gestion de la flotte puisqu’il faudra intégrer dans la planification les temps de recharge et l’autonomie des véhicules. Pour faire face à ces défis de gestion, OpenFleet développe des fonctionnalités de contrôle de l’autonomie et de réaffectation automatique des réservations.

De votre côté comment appréhendez-vous le passage à l’électrique dans votre flotte ?

CLF : On va rencontrer cette problématique car aujourd’hui on renouvelle 10 à 20 véhicules par an et à ce jour 100% des renouvellements sont électriques. Mais on part de loin et on a encore un peu de temps devant nous. Actuellement, ce qui freine le déploiement, c’est l’emplacement des bornes et la transformation de places de parking simples en places électriques. Ce sont plus des contraintes bâtimentaires. Mais bien sûr que cette remontée d’information précise sur l’état de charge du véhicule va rassurer les agents et favoriser cette bascule.

Quelle est votre appréciation globale de votre collaboration avec les équipes d’OpenFleet dans les différents aspects du projet : technologie, installation, accompagnement, support.

CLF : Nous sommes très satisfaits de la collaboration avec OpenFleet. Comme dans tous projet, nous avons rencontrés des difficultés, mais c’est justement dans la gestion de celles-ci qu’on reconnait un bon d’un mauvais partenaire. Chaque fois qu’on a fait face à des problèmes, OpenFleet a toujours été présente et réactive et ça, on apprécie énormément. Il y a de l’écoute, du dialogue et on est sur une bonne solution, une solution flexible, qui s’adapte à nos spécificités.

Pour quelles raisons recommanderiez-vous OpenFleet à un gestionnaire de parc?

CLF : Il faut distinguer parc public ou privé. Je ne peux me prononcer que pour les gestionnaires de flottes publiques : premièrement, OpenFleet a l’expérience des collectivités, ce qui est peu fréquent. La technologie est fiable et solide. Elle offre une vraie gouvernance par les données, permet une gestion de flotte moderne et une utilisation en quasi-self-service des agents. Et enfin, l’équipe est réactive et disponible, elle a un savoir-faire très opérationnel et elle sait accompagner efficacement la conduite du changement.