co2

Le bilan carbone des entreprises Françaises: impact de flottes et rôle de l’autopartage

Dans le contexte de la transition énergétique, les autorités publiques en France et dans plusieurs autres pays ont pris des mesures visant à encourager les entreprises à diminuer l’impact environnemental de leurs activités.

Dans ce contexte, des mesures spécifiques s’appliquent à l’adoption de modes de mobilité plus respectueux de l’environnement.

Dans cet article nous allons parcourir la définition du bilan carbone, les dernières mesures réglementaires qui s’appliquent en France, l’impact des flottes dans le bilan carbone et les outils disponibles aux gestionnaires publiques et privés des flottes pour en diminuer la portée.

Le Bilan Carbone: qu’est-que c’est?

Le bilan carbone, également appelé inventaire des émissions de gaz à effet de serre, est un outil permettant d’évaluer l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre (GES) générées directement ou indirectement par une activité, une organisation, un produit ou un individu. Il s’agit d’une mesure de l’empreinte carbone liée à une entité spécifique.

Le terme « carbone » est souvent utilisé de manière générique pour représenter tous les gaz à effet de serre, bien que le dioxyde de carbone (CO2) soit souvent le principal gaz pris en compte.

Le bilan carbone peut inclure d’autres gaz tels que le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O), convertis en équivalents CO2 pour permettre une comparaison standardisée.

L’objectif du bilan carbone est de quantifier les émissions de gaz à effet de serre afin de prendre conscience de l’impact environnemental d’une activité ou d’une organisation.

Il peut être utilisé comme base pour mettre en œuvre des stratégies de réduction des émissions et pour soutenir les efforts de lutte contre le changement climatique.

Les bilans carbone peuvent être réalisés à différentes échelles, allant des individus et des entreprises aux gouvernements et aux pays entiers.

Les méthodes de calcul varient en fonction de la portée du bilan, mais elles incluent généralement les émissions directes (scope 1) provenant des sources contrôlées directement par l’entité, les émissions indirectes (scope 2) provenant de la production d’énergie externe utilisée par l’entité, et les émissions indirectes supplémentaires (scope 3) liées à d’autres activités de la chaîne de valeur, telles que la production de matières premières, le transport des produits, etc.

Le Bilan carbone: une obligation réglementaire

Dans le cadre de la réglementation actuelle, l’évaluation des émissions de gaz à effet de serre (GES) doit être effectuée à travers un bilan carbone de plus en plus rigoureux.

Depuis juillet 2011, conformément à l’article 75 de la loi n°2010-788 du 12 juillet 2010, communément appelée « Grenelle II », et à son décret d’application, les entreprises de plus de 500 salariés et les collectivités de plus de 50 000 habitants sont tenues de réaliser un Bilan d’Émissions de Gaz à Effet de Serre (BEGES). La publication de ces données doit être actualisée tous les quatre ans pour les entreprises et tous les trois ans pour les collectivités.

En 2022 d’ importantes modifications ont été introduites pour accélérer la transition des entreprises.

  • Tout d’abord, le périmètre des BEGES a été élargi pour inclure les émissions résultant d’activités indirectes de l’entreprise, telles que l’approvisionnement en matières premières.
  • Ensuite, le bilan GES doit s’accompagner a un plan de transition détaillé avec objectifs, actions et moyens.

Enfin, en cas de défaut de réalisation du bilan GES, les sanctions passent de 1 500 € à 10 000 €, avec une possibilité d’atteindre 20 000 € en cas de récidive.

L’impact des flottes dans le bilan carbone

Les flottes de véhicules jouent un rôle significatif dans l’impact carbone d’une entreprise ou d’une collectivité.  Chaque déplacement d’un véhicule, en effet, contribue aux émissions de gaz à effet de serre.

Les déplacements peuvent être liés à des activités et objectifs différents: du transport ou approvisionnement des matières premières, au transport de marchandises, au déplacement des employés.

Dans cette dernière catégorie, l’impact sur le bilan carbone est généré par les voyages d’affaires, les déplacements domicile-travail et les déplacements des employés en général. Encourager des pratiques de déplacement plus durables peut contribuer à réduire cet impact.

L’autopartage : un levier pour réduire l’impact carbone des flottes

Comment l’autopartage peut contribuer à la réduction des émissions CO2 d’une entreprise ou une collectivité et donc impacter positivement leur bilan carbone?

C’est en particulier dans la gestion de flotte dédiée au déplacements des employés qu’une solution d’autopartage peut faire une vraie différence.

L’autopartage représente une approche novatrice permettant aux collaborateurs de partager un même véhicule. Les véhicules en autopartage sont disponibles 24h/24 et 7j/7 pour les employés d’une entreprise ou d’une collectivité.

Via une application dédiée, les conducteurs peuvent réserver le créneau horaire de leur choix, optimisant ainsi l’utilisation de chaque véhicule.

L’autopartage peut contribuer de plusieurs manières à la réduction des émissions de CO2 d’une entreprise. Voici quelques façons dont cela peut se produire :

  • Optimisation des déplacements : L’autopartage permet d’optimiser l’utilisation des véhicules en permettant à plusieurs employés d’utiliser le même véhicule pour leurs déplacements professionnels. Cela réduit le nombre total de véhicules nécessaires, ce qui peut conduire à une flotte plus petite et plus efficace.
  • Réduction du besoin de stationnement : Une flotte partagée peut réduire la nécessité de grands espaces de stationnement, encourageant ainsi des installations de stationnement plus petites et potentiellement situées plus près des lieux de travail. Cela pourrait réduire les déplacements inutiles et, par conséquent, les émissions de CO2 associées.
  • Gestion plus efficace de la flotte : Les services d’autopartage fournissent souvent des outils de gestion de flotte qui permettent de suivre l’utilisation des véhicules, d’optimiser les itinéraires, et de minimiser les temps d’inactivité. Ces pratiques de gestion plus efficaces peuvent contribuer à réduire la consommation de carburant et les émissions de CO2.
  • Sensibilisation des employés : L’utilisation de services d’autopartage peut sensibiliser les employés aux avantages de la réduction des émissions de CO2. Les employés peuvent être encouragés à choisir des options de transport plus durables, même en dehors du cadre professionnel.

Une technologie d’autopartage solide telle que la solution OpenFleet contribue et se complète de manière synergique avec d’autres leviers d’optimisation du bilan carbone, comme nous allons le mettre en évidence dans le reste de l’article.

D’autres leviers pour optimiser le bilan carbone des flottes

En complément de l’autopartage, plusieurs solutions peuvent être mises en œuvre pour réduire les émissions de CO2 de la flotte automobile, et par conséquent, son empreinte carbone.

Moderniser la flotte avec des véhicules électriques

Augmenter la proportion de véhicules électriques dans la flotte est sans conteste l’action éco-responsable la plus efficace.

Les véhicules électriques n’émettent aucun dioxyde de carbone dans l’atmosphère, les rendant intrinsèquement moins polluants que les véhicules thermiques. De plus, les coûts d’entretien des véhicules électriques sont inférieurs de 30 %. Des incitations financières et des avantages fiscaux sont également disponibles pour soutenir l’électrification des flottes d’entreprises.

La solution d’autopartage d’OpenFleet est adaptable à tous types de véhicules, y compris les véhicules électriques.

Maintenance optimale de la flotte

Un entretien régulier de la flotte automobile a un impact direct sur la consommation de carburant et, par conséquent, sur les émissions de gaz à effet de serre.

En suivant les recommandations des constructeurs, tels que la vérification de la pression des pneus, des niveaux de liquides, l’inspection sous le capot, le nettoyage du châssis et la surveillance des bruits suspects, on peut améliorer l’efficacité énergétique de la flotte.

Le boitier d’autopartage  intègre des systèmes d’alerte et de surveillance facilitant la maintenance de la flotte, y compris :

  • Mesure du niveau de carburant pour planifier les ravitaillements nécessaires.
  • Surveillance de l’état de charge de la batterie des véhicules électriques (EV).
  • Fourniture d’informations sur l’autonomie restante des véhicules électriques (EV).

De plus, le boîtier d’autopartage d’OpenFleet offre des fonctionnalités telles que le diagnostic à distance, facilitant la détection à distance de problèmes mécaniques et contribuant à réduire les temps d’immobilisation des véhicules, ainsi que la maintenance prédictive en surveillant l’état des véhicules pour planifier la maintenance préventive.

Géolocalisation pour une gestion optimisée des trajets

La géolocalisation permet d’optimiser les itinéraires et d’identifier les utilisations irrégulières des véhicules en dehors des heures de travail. Le boîtier d’autopartage permet de vérifier la position GPS du véhicule au début et à la fin d’une utilisation partagée.

Encourager un comportement de conduite responsable

L’accompagnement des salariés vers une conduite éco-responsable peut entraîner une réduction significative des dépenses en carburant de la flotte automobile, jusqu’à 40 %.

Éviter les conduites brusques, les arrêts moteur allumés ou les trajets non optimisés contribue à diminuer la consommation de carburant et donc les émissions de CO2.

Un boîtier d’autopartage peut être utilisé pour évaluer le comportement de conduite des utilisateurs, offrant également des avantages du point de vue de l’assurance. Selon le comportement du conducteur, les primes d’assurance peuvent être ajustées.

En conclusion, l’optimisation de la flotte automobile est un enjeu crucial pour les entreprises souhaitant réduire leur empreinte carbone.

L’autopartage, l’électrification de la flotte, la maintenance efficace et la gestion intelligente des trajets sont autant de leviers à disposition pour contribuer à une mobilité plus durable et respectueuse de l’environnement.

Avec les nouvelles réglementations, les entreprises ont tout intérêt à intégrer ces pratiques dans leur stratégie globale afin de répondre aux exigences croissantes en matière de responsabilité environnementale.