L’autopartage, levier du plan de mobilité employeur : obligations et bonnes pratiques
Depuis l’entrée en vigueur de la loi d’Orientation des Mobilités (LOM), la gestion des déplacements professionnels n’est plus seulement une question d’organisation interne : c’est devenu un enjeu stratégique et réglementaire pour les entreprises. Parmi les solutions encouragées, l’autopartage occupe une place centrale
Intégré dans un plan de mobilité employeur (PDME), l’autopartage permet à la fois de réduire les émissions, d’améliorer la mobilité des collaborateurs et de maîtriser les coûts liés au parc automobile. Mais comment s’inscrit-il dans les obligations légales ? Et comment le déployer de manière efficace ?
Cet article fait le point sur les obligations de la loi LOM, les bénéfices pour les entreprises et les bonnes pratiques pour adopter l’autopartage dans un plan de mobilité employeur
Plan de mobilité employeur : ce que dit la loi LOM
La loi d’Orientation des Mobilités (LOM), adoptée fin 2019 et réévaluée en 2023–2024, impose aux entreprises de mettre en place un plan de mobilité employeur dans plusieurs cas.
Qui est concerné ?
Un PDME devient obligatoire pour :
- Les entreprises de plus de 50 salariés situées dans un périmètre soumis à un plan de mobilité obligatoire(généralement les zones à mobilité dense ou les bassins soumis à des ZFE).
- Les entreprises couvertes par un accord d’entreprise incluant un volet mobilité.
- Les organisations souhaitant bénéficier de dispositifs financiers liés à la mobilité durable.
La LOM encourage fortement les employeurs à proposer des alternatives à la voiture individuelle : covoiturage, vélo, transports combinés… et autopartage, considéré comme l’un des outils les plus efficaces pour réduire les déplacements polluants.
→ Ajout du Forfait Mobilités Durables (FMD)
Depuis le 1er janvier 2025, un nouveau levier renforce encore les obligations et opportunités du plan de mobilité employeur : le Forfait Mobilités Durables (FMD).
Ce dispositif permet à l’entreprise de verser jusqu’à 900 € par an à chaque salarié pour encourager les déplacements domicile–travail réalisés avec des moyens de transport durables (vélo, covoiturage, transports en commun…).
Même s’il concerne d’abord les trajets domicile–travail, le FMD contribue à accélérer la transition vers des mobilités partagées, ce qui crée une cohérence naturelle entre l’usage quotidien des salariés et les mobilités internes. L’adoption de solutions comme l’autopartage s’inscrit alors dans un écosystème global, combinant incitations économiques, réduction des émissions et nouvelles pratiques de déplacement.
Pourquoi l’autopartage est identifié comme solution prioritaire ?
La LOM, comme son équivalent européen, invite les entreprises à :
- diminuer les émissions de leur parc auto,
- réduire la congestion routière,
- promouvoir des mobilités mutualisées,
- optimiser les déplacements domicile–travail et professionnels.
L’autopartage répond simultanément à ces quatre objectifs.
Pourquoi intégrer l’autopartage dans un plan de mobilité employeur ?
Le plan de mobilité employeur n’est pas qu’une obligation réglementaire : bien structuré, il devient un levier d’économie, de performance et d’image. L’autopartage est l’un de ses piliers pour plusieurs raisons majeures.
Un outil puissant de réduction de la voiture individuelle
L’autopartage permet de remplacer plusieurs véhicules individuels par un nombre réduit de véhicules mutualisés. En moyenne, un véhicule en autopartage remplace 4 à 6 voitures de service, ce qui contribue directement à la réduction du parc auto global.
Une meilleure utilisation du parc automobile
Avec un système de réservation, de suivi et de partage, les véhicules sont utilisés plus souvent, plus longtemps et plus efficacement. Le taux d’occupation progresse, ce qui évite d’investir dans de nouveaux véhicules.
Une réponse concrète aux objectifs environnementaux
En intégrant l’autopartage :
- les émissions liées aux déplacements professionnels diminuent,
- la transition vers l’électrique devient plus simple (moins de véhicules à convertir),
- les entreprises respectent les quotas fixés par la loi LOM et les obligations des ZFE.
Une image plus moderne et engageante
Les entreprises qui proposent une mobilité mutualisée :
- innovent dans leurs pratiques,
- facilitent les déplacements internes,
- valorisent leur démarche RSE,
- renforcent leur attractivité employeur.
Comment mettre en place un dispositif d’autopartage dans son PDME ?
Intégrer l’autopartage dans un plan de mobilité employeur nécessite une approche méthodique et progressive. Voici les étapes clés.
Réaliser un diagnostic des usages
Il s’agit d’analyser :
- les trajets professionnels,
- les véhicules réellement utilisés,
- les amplitudes horaires,
- les distances moyennes,
- les pics d’activité.
Ce diagnostic révèle souvent un taux d’utilisation très faible, ce qui justifie immédiatement la mutualisation.
Définir les règles d’usage
Un bon système d’autopartage repose sur des règles simples :
- critères de réservation,
- priorités en cas de forte demande,
- modalités pour les déplacements urgents,
- protocole de restitution.
Une bonne gouvernance est essentielle pour éviter les conflits d’usage.
Choisir un système technologique fiable
C’est ici que la solution choisie fait la différence : boîtier embarqué, accès sans clé, application mobile, logiciel de gestion, reporting…
Une plateforme performante permet un pilotage fluide du parc auto.
Accompagner le changement
Former les collaborateurs, expliquer le fonctionnement, créer des supports internes, organiser une période d’essai…
L’adoption est rapide lorsque le système est simple.
Suivre les résultats
Le PDME doit être mesurable. L’autopartage rend visibles :
- le taux d’usage,
- les économies réalisées,
- la baisse des émissions,
- la réduction du parc.
Ce reporting est indispensable pour justifier la démarche auprès de la direction.
Pourquoi la solution OpenFleet est idéale pour les plans de mobilité employeur ?
OpenFleet s’impose comme l’une des solutions les plus performantes pour intégrer l’autopartage dans un plan de mobilité employeur.
Un boîtier d’autopartage universel et simple à déployer
Compatible avec la majorité des modèles, il permet une ouverture/fermeture du véhicule sans clé, un suivi en temps réel et une installation rapide.
Une application fluide pour les collaborateurs
Réservation, état des lieux, accès au véhicule, signalement : tout est centralisé dans une application intuitive.
Un logiciel de gestion complet pour piloter le parc auto
OpenFleet fournit un tableau de bord précis : taux d’utilisation, disponibilité, notifications d’entretien, optimisation de parc, historiques de trajets…
Le gestionnaire du PDME dispose d’outils fiables pour ajuster ses décisions.
Un accompagnement expert
OpenFleet accompagne l’entreprise dans :
- l’audit préalable,
- la définition du parc cible,
- les scénarios de mutualisation,
- la gouvernance interne,
- le suivi des résultats.
La loi LOM, le plan de mobilité employeur et les nouveaux dispositifs comme le Forfait Mobilités Durables accélèrent la transformation des stratégies de mobilité.
Dans ce contexte, l’autopartage apparaît comme l’un des leviers les plus efficaces pour réduire la dépendance à la voiture individuelle, optimiser le parc auto, maîtriser les coûts et améliorer la performance environnementale.
Avec sa technologie robuste et son accompagnement expert, OpenFleet est aujourd’hui l’un des partenaires les plus complets pour intégrer l’autopartage au cœur d’un PDME.

